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Peut on réduire les incertitudes sur les projections de la perte de masse de l’Antarctique ?

par Administrateur Deux - 26 novembre 2015 - ( maj : 26 novembre 2015 )

Les projections climatiques sont souvent le résultat d’un ensemble de modèles ayant participé à un exercice d’intercomparaison. Cette approche permet de tester la sensibilité aux choix structurels de chacun des modèles et suppose implicitement qu’un comportement commun à plusieurs modèles fournit une information plus fiable. Une première initiative en ce sens a été complétée récemment par la communauté des modélisateurs des calottes polaires : le projet SeaRISE. Les expériences numériques effectuées sur l’Antarctique dans le cadre de SeaRISE ont été réalisées sans une sélection a priori des modèles sur leurs capacités à reproduire des processus glaciologiques clés. Dans l’étude récemment publiée dans The Cryosphere, il est démontré que la capacité à modéliser la dynamique de la ligne d’échouage (la limite entre la glace reposant sur le continent, et son extension flottante avale : l’ice shelf) est indispensable pour permettre une évaluation fiable des pertes de masse futures de l’Antarctique. L’ajout d’un modèle avec un biais connu modifie significativement la moyenne comme l’écart-type de la projection d’ensemble. Malheureusement, ce biais peut difficilement être détecté sur la seule base des résultats du modèle car des paramétrisations ad-hoc et non-physiques permettent d’imiter un retrait des glaciers émissaires. Cependant, des tests numériques existent pour évaluer la réponse de la représentation côtière des modèles suite à une perturbation climatique (MISMIP, MISMIP3d, MISMIP+). En se basant sur une compilation de l’ensemble des projections du glacier de Pine Island (Antarctique) effectuées jusqu’à aujourd’hui, les auteurs montrent qu’exclure les modèles qui ne passent pas ces tests préliminaires permet de significativement diminuer la moyenne et l’écart-type des projections de perte de masse de ce glacier particulier. En conséquence, ils encouragent la communauté à sélectionner les modèles les plus appropriés pour établir les prochaines projections mutli-modèles de l’évolution de l’Antarctique (e.g. IMSIP6).

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