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CH4 comme marqueur stratigraphique

par Administrateur Un - 23 mars 2011 - ( maj : 23 mars 2011 )

La datation des carottes de glace pose parfois des problèmes pour comparer les enregistrements en terme de relation de phase. A défaut de capacité de datation absolue de ces enregistrements (absence de couches annuelles pouvant être comptées), il faut disposer d’outils pour placer les carottes de glace sur une échelle chronologique relative commune. A ce jour, les retombées d’éruptions volcaniques majeures, celles liées aux essais thermonucléaires aériens, ou encore les variations de flux de béryllium-10 en relation avec l’intensité du champ magnétique terrestre ou encore l’activité solaire sont les seuls outils disponibles dans la matrice glace. Par suite de leur ponctualité dans le temps, ces outils présentent toutefois certaines limites.

Certains gaz atmosphériques peuvent utilement compléter les marqueurs stratigraphiques de la matrice glace, s’ils respectent plusieurs conditions :

  • leur temps de vie atmosphérique est supérieur au temps moyen d’échange interhémisphérique ( 1 an), ce qui assure une distribution spatiale relativement homogène,
  • leur évolution temporelle montre des variations importantes reconnaissables dans les enregistrements glaciaires,
  • leur enregistrement dans la glace n’est pas affecté par des processus de production in situ.

Seuls le méthane et la composition isotopique de l’oxygène moléculaire satisfont ces conditions actuellement.

50000-10000 ans BP

L’utilisation du méthane comme